Élisa Pilarski a été retrouvée morte dans une forêt de l'Aisne samedi 16 novembre 2019, mordue par des chiens. Les enquêteurs examinent toutes les pistes possibles, dont celle de son propre chien que la jeune femme de 29 ans promenait.
[Mis à jour le 22 novembre 2019 à 19h46] L'enquête sur la mort tragique d'Elisa Pilarski, mordue par des chiens samedi 16 novembre dans la forêt de Retz, dans l'Aisne, se poursuit. La jeune femme, enceinte, est décédée à la suite de plusieurs morsures, qui ont provoqué une hémorragie. Selon les résultats de l'autopsie, elle aurait été mordue à plusieurs reprises aux membres supérieurs et inférieurs. La présence de chasseurs à courre dans les environs a suscité des interrogations, notamment après le témoignage du mari de la victime, Christophe.
Selon son récit, qu'il a livré sur BFMTV et France 3, Élisa l'a appelé après 13h, disant "qu'elle était attaquée par plusieurs chiens se faisait mordre aux bras et à la jambe" et "n'arrivait pas à tenir Curtis", son animal. Christophe arrive 45 minutes plus tard, soit après 14h. "Je l'ai cherchée partout (…) j'ai croisé des chiens de chasse dans un premier temps, un cavalier aussi ", a-t-il raconté. Après avoir trouvé des vêtements appartenant à Élisa, Christophe entend Curtis aboyer et se rapproche d'un "ravin " . Selon lui, "une trentaine de chiens de chasse" sont présents, dont deux se dirigent vers lui sans l'agresser. C'est dans ce "ravin", qu'il trouve le corps de sa compagne dénudé, "dévoré de partout".
Des prélèvements génétiques
La société de Vénerie a publié un communiqué et affirmé "qu'aucun des chiens de chasse " ne peut être impliqué, car aucun n'a été mordu. Et l'enquête se poursuit désormais pour savoir quel ou quels chiens sont responsables du drame. Des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens : les cinq American Staffordshire d'Elisa Pilarski et 62 chiens appartenant à l'association "le Rallye la passion" organisatrice de la chasse à courre, présidée par Sébastien Van den Berghe. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Mercredi 20 novembre, une information judiciaire a été ouverte contre X pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence (…) résultant de l'agression commise par des chiens".








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