Deux esprits parfaits comme le tonnerre, Antoine Kolosoy et Henri Bowane … chantant Marie Lowisa … Notons d’ores-et déjà que Marie Louise Nzaba était la soeur cadette de Henri Bowane. Rappellons que Marie Louisa n’avait que 13 ans en 1948 à la sortie du disque 72 tours portant le même titre nominal. La famille Nzaba dont l’aîné s’appelait Henri Bowane et la cadette, Marie Louise Nzaba habitaient en face de la maternité de la Croix Rouge à la Citas de Léopoldville. Citas voulait signifier « Cité indigène » de Léo ’ville. C’est à cette maternité ouverte vers les années 1924 ou sont nés les musiciens Paul Kamba, Tino Baroza, Henri Bowane et Marie Louise Nzaba. La maternité de Léo II qui date de 1930 où sont nés Marie Kitoko, la première femme musicienne congolaise bien avant Lucie Eyenga. Elle fut la célèbre cantatrice de « Baloba, bayina, Biso se malembeeee », œuvre revisitée et recadrée par Koffi Olomide et Cyndy le Cœur.
Nous aimerions attirer votre attention sur le fait que les artistes musiciens attiraient mutatis mutandis les gros bras sur les lieux de leurs productions musicales. À chaque concert musical les bagarres saupoudraient les productions musicales. Ainsi les « gros bras » assuraient la protection des bars et espaces de production musicale. Les noms de certains de ces galopins étaient Eboma, Soto, Moruma, Degazin, … Le succès récolté par le compositeur de la chanson Marie louise était stupéfiant. Les uns rapportaient que les morts ressuscitaient à chaque concert, tantôt les spectateurs entraient en transe. Tantôt les ondes émises étaient soit positives soit négatives. Les ondes sinusoïdales avaient buté l’autorité belge. Personne cependant ne disposait d’un compteur de coïncidences.
La chanson épique « Marie Louisa » était le premier tube à rencontrer les émotions et les sentiments des habitants de Léopoldville, de Brazzaville et de Mbanza-Kongo. Censurée par l’autorité coloniale belge, française et portugaise qui craignaient en Wendo (déformation de Windsor) un potentiel de tribun capable de renverser l’ordre colonial établi, bien établi. La chanson ‘ Marie Louisa’ fut interdite de vente et les exemplaires non encore écoulés furent détruits.
Ainsi Marie Louise et ses parents pris de peur et de panique décidèrent de traverser le fleuve pour Brazzaville. Ils y sont allés habiter sur la rue Makoko n° 122 à la commune de Potopoto. Ils étaient d’ailleurs originaires du Congo-Brazza. Ils partageaient la même parcelle que Pierre Mundanda, une autre virtuose de la musique congolaise.
À la suite de cette histoire pittoresque, sublime et magique inconnue de tous, Marie Louise Nzaba quittera subtilement Brazzaville vers Léopoldville. Marie Louise apparaissait tantôt à Brazzaville tantôt à Léopoldville. Marie Louise Nzaba a vécu tout le reste de sa vie dans un état second. À la fois vivante et décédée, elle a vécu dans un état superposé, à la fois vivante et décédée. Attirée dans un guet-apens, Marie Louise serait assassinée par les maraîchères de Bitchaku chaku. Elle serait rentrée en clandestinité en 1955 à Léopoldville rejoindre Wendo. Version improbable car je crois qu’il soit possible de vivre ou de mourir, c’est selon, dans un état superposé. Quelqu’un peut rester éveillé après la vie ou la mort… Qu’en pensez-vous ? Je pense qu’il s’agit d’une situation mésoscopique ! Possibilité de prendre deux chemins à la fois.
À suivre …








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